
Je vis aujourd’hui dans le sud de la France, loin du pays où j’ai grandi — un endroit où devenir artiste n’était pas considéré comme une voie possible, encore moins pour une femme.
Peindre était mon rêve d’enfant. Un rêve interdit.
J’ai donc pris un détour.
J’ai étudié l’architecture, la seule forme d’art à laquelle j’avais accès. Elle m’a appris la structure, l’espace, la composition. Cette rigueur est encore au cœur de mon travail, même lorsque le geste devient instinctif.
Mon véritable moteur a toujours été le même : la liberté.
Le besoin de me libérer des attentes, des injonctions, des cadres imposés — pour devenir enfin l’artiste que j’ai toujours su être.
Mon travail est instinctif, physique, profondément personnel.
Je peins avec mon corps. Avec ce qu’il est, ce qu’il ressent, ce qu’il dérange. J’utilise mon corps — et notamment mes parties intimes — comme outil de création. Non pour provoquer gratuitement, ni pour séduire, mais pour reprendre possession de ce qui a trop longtemps été contrôlé, caché ou jugé.
La sensualité est ici un langage.
Elle n’est ni décorative ni honteuse. Elle est brute, vivante, assumée. Mon corps n’est pas un objet : c’est une matière, un outil, une force créative.
Je joue avec les textures, les couches de couleurs, les lignes.
Je cherche un équilibre entre contrôle et lâcher-prise, entre structure et instinct — entre l’architecte que j’ai été et l’artiste que je suis devenue.
Je peins en silence.
J’écoute le mouvement, le souffle, la manière dont la peinture vit sur la peau avant de se déposer sur la toile. C’est une expérience de présence totale, où le corps pense autant que l’esprit.
Mes influences sont multiples : Kandinsky pour le mouvement, Frida Kahlo pour la vérité, Dalí pour l’audace, Mondrian pour la structure. Mais plus que des références, ce sont les artistes qui osent, qui défient les normes, qui m’inspirent profondément.
À travers mon travail, j’espère offrir un espace de liberté.
Un rappel que le corps féminin n’a pas à être dissimulé, adouci ou limité — qu’il peut être outil, matière et puissance créatrice.
Si mes œuvres provoquent une question, une émotion, un frisson ou une curiosité, alors quelque chose s’est passé.
Et c’est tout ce qui compte.

About
I currently live in the south of France, far from the country where I grew up — a place where becoming an artist was not considered a possible path, especially for a woman.
Painting was my childhood dream. A forbidden one.
So I took a detour.
I studied architecture, the only form of art accessible to me at the time. It taught me structure, space, composition. This foundation still shapes my work today, even when the gesture becomes instinctive.
My true driving force has always been the same: freedom.
The need to break away from expectations, restrictions, imposed norms — to finally become the artist I always knew I was meant to be.
My work is instinctive, physical, deeply personal.
I paint with my body — with what it is, what it feels, what it disturbs. I use my body, including my intimate parts, as a tool for creation. Not to provoke for the sake of provocation, nor to seduce, but to reclaim what has too often been controlled, hidden, or judged.
Here, sensuality is a language.
It is neither decorative nor shameful. It is raw, alive, unapologetic. My body is not an object — it is material, instrument, creative force.
I work with textures, layers of color, and lines.
I seek balance between control and release, between structure and instinct — between the architect I once was and the artist I have become.
I paint in silence.
I listen to the movement, the breath, the way paint lives on the skin before settling onto the canvas. It is a moment of total presence, where the body thinks as much as the mind.
My influences are diverse: Kandinsky for movement, Frida Kahlo for truth, Dalí for audacity, Mondrian for structure. But beyond names, it is artists who dare, who challenge norms, who inspire me most deeply.
Through my work, I hope to offer a space of freedom.
A reminder that the female body does not need to be hidden, softened, or constrained — that it can be tool, material, and creative power.
If my work sparks a question, an emotion, a shiver, or a sense of curiosity, then something has happened.
And that is all that matters.